La campagne de Valérie PECRESSE patine
- Marie LEMAIRE

- 10 févr. 2022
- 2 min de lecture
Après un congrès réussi et le soutien naturel des battus, la candidate des Républicains pensait certainement avoir fait le plus dur. Les sondages qui suivirent ne pouvaient que la conforter dans cette position. Hélas, les derniers évènements vont tous dans le sens contraire.

Les semaines après le congrès du 4 décembre ont permis à Valérie Pécresse de surfer sur la vague de l’unité retrouvée. « La droite est de retour » avait-on pu lire sur les réseaux sociaux.
Malheureusement, les premiers jours de l’année, comme les premiers frissons de l’hiver ont refroidi sa campagne. Aujourd’hui, plus rien ne semble évident, même le soutien de Nicolas SARKOZY semble se faire attendre. Certains cadres n’hésitent pas à dénoncer, en off, le manque d’empathie de la candidate, le manque d’engagement des militants et les interrogations de certains élus.
Le doute s'installe
Un certain nombre de militants n’ont pas oublié ce 5 juin 2019, où Madame PECRESSE a annoncé qu’elle quittait les républicains en dénonçant : « la droitisation du parti » et annonçant que « la refondation ne pourra se faire à l’intérieur, mais à l’extérieur ».
Evidemment les militants se battent pour « leur famille politique », fidèles et imperturbables aux critiques, mais d’autres ont déjà quitté le navire pour rejoindre Reconquête ou En Marche.
Si la plupart des élus et cadres du mouvement n’ont pas d’autres choix que de suivre en « espérant que cela passe », certains départs semblent imminents ou sont déjà actés.
Bien sûr, il y a eu le départ de l’ancien vice-président Guillaume PELTIER, et celui de Samuel LAFFONT mais aussi d’autres moins connus. Ils ont choisi de franchir le « Rubicon » en allant chez Eric ZEMMOUR.
Il y a eu les dernières heures les départs de l’ancien trésorier Eric WOERTH et de l’ancienne porte-parole de Nicolas SARKOZY, la champenoise Catherine VAUTRIN. Tous les deux ont choisi d’aller soutenir Emmanuel MACRON.
Mais le plus dur est certainement à venir. Les critiques non dissimulés de Rachida DATY, les défections de Gilles PLATRET ou de Gaël PERDRIAU, l’absence de soutien de la part de SARKOZY ou les petites phrases de François–Xavier BELLAMY risque d’être définitivement fatales aux Républicains.
Accusation d’insincérité
On peut légitimement s’interroger sur les raisons de ces difficultés. En écoutant les critiques faites par Guillaume PELTIER lors de son départ ou celle de Gilles PLATRET lors de son retrait, on trouve une partie de la réponse. Il est évident qu’il y a un fossé, un grand écart, entre le discours actuel de Valérie PECRESSE et son image lisse de chiraquienne. La phrase choc de François-Xavier BELLAMY résume au mieux la situation. "Nos électeurs ont le sentiment qu’Éric Zemmour dit des choses que nous ne sommes plus capables de dire"
L’étonnant score d’Éric CIOTTI oblige la présidente de la Région Ile de France a allé bien plus à droite qu’elle le souhaiterait. Certaines phrases dans sa bouche sonnent faux, et semble n’être prononcer que pour conserver l’électorat d’Éric CIOTTI.
Alors pour les Républicains, il n’a plus qu’à espérer un sursaut salutaire dû à un soutien dynamique de SARKOZY ou à persuader les électeurs d’un « vote soi-disant utile ».



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